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Mensonge ou vérité?

Il y a des situations confuses, où l'on se demande si la personne en face de nous nous ment. On n'arrive pas à déceler si elle nous embobine. Le flou occulte les contours de la relation. On essaie de savoir, on cherche la vérité, des preuves; on creuse, on s'épuise.




Lorsque cette situation se répète, notre impression se renforce et nous entraîne dans un nouveau tunnel d'interrogations. Où se trouve la lumière? Notre interlocuteur répond-il sincèrement à nos questions? Encore un doute... Le Dr House ne cesse d'affirmer dans la série éponyme: "Tout le monde ment." Et pourquoi est-ce qu'on ment? Encore une question. Than, une masseuse de grande sagesse à Genève, dit: "Pourquoi vouloir tout comprendre?" Peut-être que la seule personne que nous devons comprendre, en fait, c'est nous. D'ailleurs...


La vérité est ailleurs

Ce qui compte ne sont pas tant les raisons de l'autre, sa vérité, mais ce que cet aspect de la relation vient réveiller en nous. Ce qui importe, c'est notre état. Pourquoi est-ce que JE me sens inconfortable? Les réponses sur ce qui est bénéfique pour nous sont en nous. Or, nous ne les voyons/sentons/entendons pas tout de suite. Il faut aller les chercher, sans se laisser embrouiller, éconduire, parasiter, interférer, aveugler par les plaidoyers de celui ou celle qui est en cause, ou par les conseils, avis, réflexions de nos proches (l'enfer est pavé de bonnes intentions...). Ou par les discours de notre raconteuse d'histoires.

Ne laissons personne nous déposséder de notre vérité intérieure!


L'important, c'est...

Moi et uniquement moi! Je dois prendre le temps de me trouver, me retrouver, de faire silence pour me positionner dans la situation qui me travaille ou face à la personne qui génère mon inconfort. Voilà ce que nous devons nous répéter pour nous donner une chance d'éclaircir notre paysage mental. Afin que nos décisions soient le fruit de ce que nous sommes et de ce qui est bon pour nous, sans concession pour l'autre. Cela semble évident, écrit ainsi. Pourtant, il est si difficile de s'aimer soi-même...


Qu'est-ce que je ressens?

Parfois, il arrive que nous ne parvenions pas à mettre des mots sur notre état. Je me sens:

*désorienté-e

*désécurisé-e

*confus-e

*vide

*en colère

*suspicieux-se

*méfiant-e

*désarçonné-e

*triste

*trahi-e

???


Tout comme il est compliqué de poser des limites. Je suis capable de supporter/surmonter cette situation:

  • oui >>> Finalement, ce n'est pas si problématique pour moi?

  • oui... (petit oui) >>> pendant combien de temps? À quelle condition? Jusqu'où? Où est la limite de mon épuisement? Suis-je conscient-e à partir de quand mon intégrité sera entamée (afin d'éviter de devoir me colmater)?

  • oui, pour le moment >>> Je n'éprouve pas le besoin de modifier la situation pour le moment, mais je reste attentif-ve à mon état intérieur.

  • non>>> je romps le lien.

Il y a plein de nuances dans les réponses, d'où la nécessité de prendre son temps.


Se centrer

Se centrer est évidemment la clé pour laisser émerger ces réponses qui vibrent en nous et ne demandent qu'à être accueillies. J'en ai fait l'expérience, et en plus de voir ma posture se clarifier, j'ai senti mon enracinement s'affirmer, se renforcer. Je suis sortie grandie de cette expérience, car je sais que dorénavant je prendrai mes décisions à partir de moi et pour moi.


Et vous, quelles sont vos techniques de centrage? Vos commentaires sont les bienvenus.


Pour ma part, j'aime avoir un espace chez moi où je peux me concentrer, comme un autel intime (ou sacré). Je vous guide volontiers dans la création de ce lieu de reconnexion qui sera à votre image. C'est par ici, sur mon site dédié à mes soins en magnétisme et aux cercles de parole.


Je vous souhaite une belle rencontre avec votre vérité!



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2 Comments


Chère Matylda,

Que j'aime la justesse de tes réflexions...qui agissent comme un miroir. J'aime ce double sens de réfléchir...je crois que tout est là aussi dans les situations inconfortables que la vie nous amène.

Et me voilà tellement d'accord avec Than: dans tous les cas, la seule personne qu'il nous faut comprendre c'est nous.Se centrer, à la manière qui nous convient, certains iront marcher, d'autres auront des pratiques méditatives, d'autre encore se plongeront dans un bain chaud...il n'y a pas de juste, pas de faux, juste ce qui est bon pour nous.

Se centrer et ressentir, offrir à son coeur toute l'écoute qu'il mérite et accueillir ce qu'il nous dit, parfois dans un murmure presque muet.

Ce qui peut être…

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Replying to

Merci de ton retour, Véronique! Observer nos parts d'ombres est fondamental, je crois, dans tout processus, car elles existent et sont une partie de nous. Ce qui compte, c'est ce que nous en faisons ensuite? Comme Perséphone, j'aime les ramener à la lumière (je vous en parlerai lors du 4e atelier). Et oui, on se ment souvent à soi-même et bon nombre de rencontres sont en fait des miroirs que la vie nous tend. Quelle chance, en fait!

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